Album de la vie au camp

Quelques photos de la vie au camp ont pu être réunies. Merci à ceux qui nous ont permis de le faire. Nous en commençons ici la diffusion. Ceux qui verraient une objection à cela voudront bien nous le signaler afin que nous puissions les retirer de cette page.

Merci par avance à ceux qui seraient en possession de clichés du camp ou de la vie des internés de bien vouloir entrer en contact avec nous en vue d'enrichir cet album.

Ces deux photos datent de 1943. En haut la représentante du Secours Suisse, Mme Heidi Mäder, rendait visite à Lourties à la famille Blancafort en compagnie d'une jeune internée, selon son témoignage. C'était la pleine saison des tulipes sauvages rouges dont les prairies étaient couvertes au mois d'avril, ce qui permet de dater le cliché.

En bas des membres de cette famille achèvent un déchargement de bois pour les internés. Cette scène est datée au dos du 13 octobre. Merci Paul.

 

Ces quatre vues ont été prises le 14 avril 1947, lors du 16ème  anniversaire de la proclamation de la République espagnole (14 avril 1931) veille de l'arrivée au camp d'un groupe venant du camp de Mérignac (Gironde). La famille ANTUNEZ-ZUBIALDE (4 enfants) en faisait partie : Jean ANTUNEZ se souvient que sa mère disait qu'ils étaient arrivés au lendemain d'une cérémonie avec dépôt de gerbe au monument aux morts de Masseube. Un grand merci à Jean qui nous a permis de dater exactement ces clichés qui comptent parmi les rares témoins d'une installation aujourd'hui disparue et d'une partie de ceux qui y ont vécu.

 

Le 20 mai 1945, Ernest Pollart, deuxième adjoint au maire de la ville de Douai, est venu chercher José Navarro en compagnie de sa femme et de son fils Jean-Louis.

Sur la première des photos, à l'aide de croix, on identifie José Navarro, la soixantaine, ses amis accompagnés de leur plus jeune fils et quatre internés, devant une baraque que l'on peut penser avoir été celle dans laquelle il logeait. A l'arrière-plan de la seconde on découvre la clôture du camp à cet endroit : clôture "bordelaise" d'environ un mètre de haut. On distingue aussi la silhouette du château d'eau et le clocher de l'église. cf. le témoignage de Franck Depreux