Ces souvenirs ont été recueillis auprès de ma mère Micheline POLLART épouse DEPREUX née le 17/12/1929.

Aux environs de 1936, mon grand père maternel, Ernest POLLART militant communiste, syndicaliste cheminot puis résistant et clandestin (sous le nom de François, son deuxième prénom) dans la région du Nord, a recueilli la famille NAVARRO, républicains espagnols, vraisemblablement par le réseau communiste dont mon grand père était un militant très actif et très engagé.

Ma mère, Micheline, a plus particulièrement connu Vincent NAVARRO, fils de José NAVARRO, qui était à peu près de son âge et cela jusqu’en 38/39.

Devant l’avancée des troupes allemandes, la famille NAVARRO est redescendue vers le sud de la France, et, au cours des années qui ont suivi, José NAVARRO est resté dans les camps du sud de la France alors que sa femme et ses enfants, dont Vincent, sont retournés en Espagne à ASTILLERO, village proche de SANTANDER dont ils étaient issus.

Une fois la guerre terminée, mon grand père est devenu deuxième adjoint au maire de la ville de DOUAI à la Libération, et en mai 1946 il a été informé par je ne sais quel réseau ou courrier, que José NAVARRO était retenu au camp de Masseube.

Il est donc venu le chercher (sans doute le 20 mai, Ndlr. ) en compagnie de ma grand-mère maternelle et son plus jeune fils, mon oncle Jean-Louis.

Les photos de MASSEUBE témoignent donc de ce moment. Les personnages marqués d’une croix sont mes grands parents et José NAVARRO.

José NAVARRO s’est donc installé à DOUAI, a eu une deuxième épouse et une fille demi-sœur de Vincent NAVARRO. Il est mort à DOUAI.

Fin des années 1950 et début des années 1960 Vincent NAVARRO a repris contact avec la famille et est remonté à DOUAI, ces retrouvailles ont été suivies d’une invitation à descendre en Espagne à laquelle mes parents ont répondu en descendant en scooter à ASTILLERO au début des années 60.

Les liens ce sont à nouveau distendus pour reprendre dans les années 1990, mais hélas! l’âge des protagonistes constitue un handicap à leurs retrouvailles compte tenu aussi du trajet à effectuer.


Franck Depreux