Le plan du camp
 

En l’absence de tout vestige sur place, pour nous faire une idée du camp nous disposons de cinq sources principales : les plans-types fournis par l'Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du Gers au Commissariat Général à la Construction et au Bâtiment à la fin du mois d'octobre 1939 ; le rapport bi-mensuel du mois d’avril 1943 du Chef de camp Louis Royer ; l’état des lieux lors de sa cession au Service Social des Etrangers, au 1er juillet 1943 ; le plan accompagnant l’enquête de gendarmerie sur le mitraillage du camp par un avion mystérieux le 10 janvier 1944 ; enfin, la photo aérienne IGN de 1948.

L'entrée principale du camp se situait au nord. C'est là que se trouvait le corps de garde. Il y avait un autre accès à l'est à la hauteur du bâtiment des bureaux d'entrée et du bureau du Chef du camp par la rue Chantegrenouille spécialement prolongée à cet effet.

 

Le Camp de MASSEUBE en 1943 – inventaire au 1° juillet 1943 (d’après l’état des lieux AD Gers R 1059)

 

1 – Trois parties : Corps de garde, et deux logements de garde (17 lits).

 

2 – Infirmerie (Salle hommes, salle femmes, salle des pansements, pharmacie) (22 lits).
3 – Dortoir (42 lits en bois).
4 – Dortoir (42 lits, 24 en bois, 18 en fer).
5 – Dortoir (42 lits en fer).
6 – Réfectoire, cuisine, plonge, chambre du cuisinier (un lit en fer).
7 – Dortoir (42 lits en fer).
8 – Dortoir (42 lits en fer).
9 – Bureaux d’entrée, du Chef de centre, des cadres ; magasin à vivres, plonge et magasin à pain.
10 – Dortoir (42 lits en fer).
11 – Foyer : salle de lecture ; partie occupée par  CIMADE, Quakers, Secours Suisse et SN.

 

12 – Vaguemestre, plonge, chambre de garde, Popote du Commandant, chambre de l’Infirmière-major.
13 – Dortoir (42 lits, 5 en bois, 37 en fer).
14 – Dortoir (45 lits en bois).
15 – Magasin de matériel, cuisine (un lit en fer) et chambre des gardiens (14 lits, 1 en bois, 13 en fer).
16 – Dépôt de matériel (logement des hébergés travailleurs, 23 lits en bois).

 

En italique les précisions fournies par l’inventaire au 19 mars 1943
(AD Gers 1W601)

 

 




Photo IGN - 1948

En octobre 1962 le château des Stournès, qui abritait les élèves de l'Institut Saint-Christophe a brûlé. Pour assurer le logement et le maintien d'une partie des classes, un des derniers bâtiments encore en place au lotissement (le 12 ou le 15) a été démonté et transporté sur le site de l'école où il a servi de dortoir (ci-dessous). Gabriel Saint-Mézard s'en souvient.


D'après le plan accompagnant le procès-verbal dressé par la gendarmerie de Masseube relatant le mitraillage du "camp d'hébergement des Israélites", daté du 10 janvier 1944, les baraques 12 à 16, au sud de l'actuel chemin de Brun étaient consacrées à divers magasins et à l'intendance du Centre. Le nombre de dortoirs des femmes était passé de 5 à 3 (baraques 5, 7 et 10), ceux des hommes de 4 à 2 (baraques 3 et 4). La population du centre avait baissé du fait des transferts et des décès, nombreux durant le premier semestre d'occupation.


Plans de situation du Camp

(les pointillés indiquent la limite probable du camp)
 

1940-1948
(D'après la vue aérienne IGN de 1948)
 

2010
(Fiction ici car il ne reste plus rien du camp)